Retours sur le débat III du cycle Exposome; Connaissances et incertitudes : comprendre, interpréter, dialoguer en confiance

24/03/2022

LA FAM TIENT À REMERCIER LES CENTAINES DE PERSONNES QUI ONT ASSISTÉES AU DÉBATS EN PRÉSENTIEL ET DISTANCIEL.

RIEN N’AURAIT ÉTÉ POSSIBLE SANS SES INTERVENANTS, MÉCÈNES ET PARTENAIRES.

Evénement en visioconférence et en présentiel

En créant sa Fondation, l’Académie Nationale de Médecine a souhaité mettre au service de la société dans son ensemble la capacité unique qui est la sienne de réunir, sur des sujets de santé et de société essentiels et autour des meilleurs experts français et internationaux, toutes les parties prenantes, politiques, médicales, scientifiques, économiques et associatives. Pour remplir sa mission, la Fondation de l’Académie de Médecine (FAM) a notamment choisi d’organiser, à partir de publications ou de communications scientifiques d’excellence, des débats ouverts au public et aux médias et directement relayés auprès des pouvoirs publics. Outre par leur niveau, ces débats se distinguent des autres événements du même type par le bénéfice du statut institutionnel et des garanties de crédibilité et d’éthique qui sont reconnus à l’Académie Nationale de Médecine.

Après son premier cycle de débats sur le thème « Société et vieillissement », deux autres sont en cours sur les thèmes : « Alimentation aujourd’hui et demain » et « Exposition aux pollutions chimiques – Exposome et santé publique ».

Le sujet de l’exposition humaine aux mélanges de contaminants chimiques est large, d’importance sanitaire majeure et se complexifie de jour en jour comme l’illustre le cas des polluants à effets perturbateurs endocriniens. Cette pollution est parfois visible, comme dans le cas du smog de grandes mégapoles (Pékin, New Delhi …), ou invisible comme pour des pesticides, plastifiants ou solvants dans l’environnement, l’eau de consommation ou les aliments.

Les effets de cette pollution sur la santé (cancers, infertilité, troubles cognitifs, diabète, obésité) et les impacts économiques associés sont de mieux en mieux quantifiées. Pour l’Union Européenne, le coût annuel de l’impact des perturbateurs endocriniens a été estimé à environ 157 milliards d’euros*.

Un travail considérable est encore indispensable pour mieux quantifier le risque résultant de la combinaison de la présence d’un danger, de ses effets et des expositions des populations.

Une très grande ambition visant à mieux évaluer les expositions et quantifier les risques se développe, en particulier au niveau européen. Il s’agit d’installer la notion d’Exposome au sens de la totalité de l’exposition d’un individu induisant des effets souvent à moyen ou long terme.

Grâce aux progrès attendus, le but sera d’identifier les agents, les situations et les populations à risques pour construire les politiques de prévention sanitaires.

Ce cycle permettra aux auditeurs de mieux comprendre cette question complexe de l’Exposome, ses ambitions, et les grands enjeux sanitaires associés. Une restitution à l’Assemblée Nationale des actes de ces débats est envisagée.

 

Chapitre III – Connaissances et incertitudes : comprendre, interpréter, dialoguer en confiance

 

Deux débats ont déjà eu lieu :
– le premier a défini de façon générale les différents risques sanitaires liés à la multi-exposition et les moyens de les évaluer
– le deuxième a insisté sur les différents pathologies en lien avec l’Exposome

Il ressort que les progrès accomplis ont permis d’identifier de nombreux agents, des situations et des populations à risques mais des éléments notamment toxicologiques et épidémiologiques sont encore trop limités pour construire parfaitement les politiques de prévention sanitaires et un travail considérable est encore indispensable pour mieux quantifier le risque résultant de la combinaison de la présence d’un danger, de ses effets et des expositions des populations.

Au regard des nombreuses inquiétudes face aux informations sur les polluants de notre environnement, la session permettra d’échanger et débattre. Seront notamment abordés les aspects concernant les risques (avérés, suspectés ou supposés), la prise en compte des incertitudes et des limites, la confiance dans les informations scientifiques.

C’est dans cet esprit qu’a été organisé ce troisième débat.

Programme


 

Modérateur : Pr Yves Lévi (Vice-président de la FAM)

 

14:00 Introductions
Pr Patrice Tran Ba Huy (Président de l’Académie Nationale de Médecine)
Pr Richard Villet (Secrétaire général de la FAM)

 

14:10 Quantifier le risque dans un contexte d’incertitudes
Pr Yves Lévi (Vice-président de la FAM)

 

14:30 Que nous apprennent 30 années de baromètre IRSN sur la perception des risques par les Français ?
Ludivine Gilli (Adjointe au chef du service de la programmation, des partenariats, de la prospective et de l’appui à l’innovation de l’IRSN)

 

14:50 Risque chimique et société
Etienne Klein (Physicien, Directeur du Laboratoire des Recherches sur les Sciences de la Matière – CEA)

 

15:10 Echanges avec le public

 

15:30 Exposome chimique et orientations judiciaires
Corinne Lepage (avocate – ancienne Ministre de l’environnement)

 

15:50 Biais cognitifs dans la communication des risques et les interventions
Pr Thierry Meyer (Directeur adjoint du Laboratoire Parisien de Psychologie Sociale (LAPPS) Université Paris Nanterre/ Université Paris 8)

 

16:10 Echanges avec le public

 

16:35 Restaurer la confiance et le dialogue citoyens/décideurs politiques envers les risques en santé-environnementale
Elisabeth Toutut-Picard (Députée de la Haute-Garonne, coprésidente du Groupe d’Études santé environnementale à l’Assemblée nationale)

 

16:55 Echanges conclusifs

 

17:15 Conclusions

Retrouvez le débat en intégralité ici

Retrouvez le résumé du débat